Rallye Belgique

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Lieux mythiques


Lieux mythiques #4 : la carrière de Strée

           Depuis plusieurs jours et comme chaque année à pareille époque, le microcosme du rallye belge est en pleine ébullition. Chaque fanatique décompte les jours le séparant encore du Rallye du Condroz. Le traditionnel rendez-vous de début novembre à Huy et dans ses environs est devenu absolument immanquable. L'édition 2015 ne devrait pas déroger à la règle puisque l'on annonce encore une fois une affiche 5 étoiles. Plusieurs pointures sont déjà confirmées parmi lesquelles Yves Matton (DS3 WRC), Kris Princen (208 R5), Dominique Jullien (Impreza WRC S14), Vincent Verschueren (DS3 R5), Benoit Allart (Fabia WRC), Stéphane Lhonnay (Fabia WRC), Patrick Snijers (GT86), Stéphane Lefebvre (DS3 R5), Bertrand Grooten (C4 WRC), Cédric Cherain (DS3 WRC) et bien d'autres dont quelques candidats aux premières places.

           Vous êtes certainement vous aussi impatients de voir tout ce beau monde en découdre. Surtout sur ce parcours sublime et piégeux à souhait, sublimé par les conditions automnales habituelles, qui contribue bien plus encore que le plateau au succès de l'épreuve. Et tout ça avec tout ce que le rallye belge a à offrir de meilleur aux spectateurs: une ambiance conviviale hors du commun et le sempiternel pain-saucisse !

           Il ne nous reste plus qu'à espérer que les débordements que nous avons parfois connus ces dernières années ne se reproduisent pas cette fois-ci. Pour cela, il faudra compter sur les efforts de chacun. En particulier des spectateurs. A bon entendeur...

 

           Mais revenons-en au parcours de ce Condroz. Si celui-ci est si apprécié des spectateurs, c'est aussi parce qu'il est incarné par quelques endroits absolument hors du commun qui attirent tels des aimants la majorité du public à eux seuls. On peut bien sur évoquer la fameuse "Cabane" à Ben-Ahin, qui sera une fois encore le théâtre du shakedown d'avant-rallye le vendredi 6 novembre prochain. Il y aussi le fameux jump de Villers-le-Bouillet, bien qu'il ne soit plus aussi couru depuis l'accident mortel qui s'y est produit en 2003. Mais il y a surtout le passage dans l'ancienne carrière de Strée.

           Le passage à cet endroit est au moins aussi vieux que le Rallye du Condroz lui-même. Lors de la première édition, en 1974, il était déjà au programme et à partir des années 1980 il est devenu un des points de rendez-vous les plus prisés de l'épreuve. Si il doit en partie son succès à sa remarquable accessibilité (il avoisine le croisement entre deux routes nationales importantes), l'endroit séduit surtout par sa singularité. Quel sens a encore cette route qui serpente de façon irrégulière dans les campagnes qui bordent le village de Strée ? Depuis l'abandon des carrières, cette route ne mène à proprement parler nulle part. Elle se termine même en un chemin de terre complètement défoncé.

           Il n'y a vraiment que les fanas de rallye pour lui trouver encore une raison d'être. Et pas des moindres. Car chaque année ils sont plusieurs milliers à se masser le long de ces quelques centaines de mètres d'asphalte usé (mais qui résiste toujours assez bien, notez !) recouvertes d'une épaisse couche de boue. Et bien souvent, plus épaisse est la couche, plus mémorable est le spectacle !

 

           Le palmarès de l'endroit parle de lui-même. Il compte à son tableau de chasse quelques victimes de renom. En particulier si l'on remonte à l'édition 1992 au cours de laquelle la carrière de Strée fut le théâtre d'un véritable massacre. Tout débuta par le passage de la voiture 0. Pas n'importe laquelle puisqu'il s'agissait d'un Nissan Sunny aux mains pourtant expertes de Bernard Dethier. Mais dans le petite virage à droite dans lequel était à l'époque placé le Flying Finish, un contact trop prononcé avec le talus à l'extérieur mettait la voiture sur le toit. Quelques minutes plus tard, une Sierra Cosworth 4x4 Groupe N est victime de la même mésaventure (en plus "solide") exactement au même endroit. Il s'agit de Jean-Marie Milissen. Puis peu de temps après, avec la même voiture dans sa version Groupe A, c'était au tour de Paul Lietaer de s'envoyer en tonneaux. Et pour ponctuer le tout, ce fut enfin au jeune Yves Matton, toujours en Sierra, de reproduire une quatrième fois cette figure de style. Finalement, le tête à queue de De Mévius lors de la même boucle est presque passé inaperçu... Mythique !

 

           En 1994, la carrière de Strée renoua avec son statut de tueuse de Sierra Cosworth. De la même façon que ses collègues deux ans plus tôt, Jean-Pierre Vandewauwer se vit projeté sur le toit dans ce fameux léger droite.

           Par la suite, les pilotes furent moins nombreux à s'y laissé piéger. Pourtant, plus près de nous, ce n'est ni plus ni moins que Thierry Neuville qui y laissa des plumes. En 2010, une glissade trop généreuse lors de la boucle de nuit se solda par un tête à queue dans un abreuvoir, des dégâts au radiateur de la Peugeot 207 S2000 aux couleurs du RACB, et de précieuses secondes de perdues. Cette année-là, lors du premier passage, quelques spectateurs vigoureux s'étaient même adonnés à un bain improvisé dans un abreuvoir ! Des videos de l'exploit doivent encore pouvoir se trouver sur internet.

 

           En 2015 une fois de plus, le Rallye du Condroz viendra arpenter les tortueux méandres de ce morceau de route. La buvette sera prête pour accueillir les innombrables disciples de l'endroit, en attendant que le bruit des voitures de rallye vienne masquer celui du groupe électrogène et que les odeurs d'essence spéciale remplacent celles de la casserole fumante de vin chaud.

 

           Si vous voulez vous préparer à cette nouvelle édition qui approche à grands pas, voici quelques photos, et surtout une vidéo de l'édition 1992 dans laquelle vous pourrez voir les nombreuses sorties de route évoquées ci-dessus.

 

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29/10/2015
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Lieux mythiques #3 : sur les traces des 500 kilomètres d'Andenne

           Pour ce troisième épisode consacré aux lieux mythiques du rallye belge, nous n’évoquerons pas un mais bien trois endroits différents. Ces trois lieux ont en commun d’avoir figuré à de nombreuses reprises au programme des 500 kilomètres d’Andenne. Cette épreuve qui vit le jour dans les années 60 fut rapidement inscrite au calendrier du championnat de Belgique des rallyes nationaux. Elle y resta jusqu’en 1983 avant d’unir sa destinée à celle de la Ronde du Nouveau Namur pour donner naissance au Rallye de Wallonie. Le parcours des 500 kilomètres d’Andenne était relativement compact et sillonnait les villages proches de la cité des ours : Vezin, Sclayn, Bonneville, Haltinne, Jallet, Perwez, Haillot, Coutisse, …

           Vers la fin des années 80, une nouvelle épreuve provinciale fut créée à Andenne, reprenant une grande partie des spéciales des « 500 kilomètres », sous le nom des Boucles Andennaises. Cette épreuve disparut à son tour dans les années 90 et depuis lors seuls quelques rallyes-sprints ont encore subsisté sur ces tracés entre temps abandonnés aussi par le Rallye de Wallonie suite au refus des autorités communales andennaises d’accueillir l’épreuve sur son territoire.

 

La Ferme du Chant d'Oiseaux

 

           Le premier endroit évoqué se situait sur la spéciale de Vezin, dans le vallon creusé par le ruisseau de la Loysse. Cette spéciale est la seule classique des 500 kilomètres d’Andenne à n’avoir jamais été reprise par le Rallye de Wallonie. C’était aussi la seule à être située au Nord de de la Meuse. Elle comportait pourtant une très belle portion sur terre qui passait devant la Ferme pédagogique du Chant d’Oiseaux. La spéciale débutait le plus souvent près de la Meuse, non loin du café « Le Petit Matelot » et remontait la route longeant la Loysse. A la sortie du bois, le tracé quittait à gauche pour emprunter cette terre, avec directement un premier gauche assez large devant l’entrée de la ferme. C’est dans ce gauche que la plupart des spectateurs se retrouvaient.

           Comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, l’endroit n’a pas beaucoup changé. On peut regretter qu’aucune épreuve n’ait emprunté ce tronçon depuis une vingtaine d’années désormais. La première photo provient du site de l'écurie anversoise URRT.

 

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Coutisse

 

           Ce deuxième lieu mythique a eu le privilège d’être repris à partir de 1984 au programme du Rallye de Wallonie. Et c’est probablement cette épreuve, plus encore que les 500 kilomètres d’Andenne, qui a rendu cet endroit si populaire. Il pourrait s’agir d’un simple quitter gauche, mais ce virage est beaucoup plus que ça. Les pilotes arrivent à vitesse assez importante de la Rue de l'Hospice et doivent prendre à gauche vers Les Ruelles, une route en forte montée. Ce changement brusque de dénivellation, la plaque d’asphalte très glissante dans le virage et l’absence de corde pour se retenir rendent très compliqués les passages à cet endroit. Heureusement, la route y est assez large et permet aux pilotes d’élargir leurs trajectoires en cas de besoin, mais il n’était pas rare d’y assister à des tête-à-queue, surtout en cas de pluie. Les derniers passages dans le village de Coutisse datent du début des années 90.

 

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Reppe

 

           Pour clôturer ce triptyque andennais, nous nous rendons entre Ohey et Gesves, à Reppe. C’est sur les routes de ce hameau et de ses alentours que se déroulait chaque année une des spéciales « show »les plus appréciées de Belgique. Un tracé qui fut d’ailleurs repris lors des deux premières éditions du Rallye de Wallonie, et plus tard encore par les Boucles Andennaises. Pourtant, il ne s’agit que de quelques virages à angle droit assez classiques, mais l’accès à la spéciale est très facile, expliquant sans doute son succès auprès des spectateurs à l’époque. L’endroit le plus prisé consistait en un T gauche suivi d’un quitter droite, qui pouvait être emprunté aussi bien dans un sens que dans l’autre, tout comme le reste de la spéciale.

           Ces deux virages entre des fermes étaient fréquemment propices aux passages en glisse comme on peut le voir sur cette photo de Jean-Louis Dumont en 1983 que Jean-Claude Legrand a accepté de partager avec nous.

 

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15/07/2015
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Lieux mythiques #2 : la Citadelle

           Ce week-end aura lieu le Rallye de Wallonie, 32e du nom. Comme de coutume, l’épreuve débutera vendredi soir par une spéciale « show » sur l’Esplanade de la Citadelle de Namur. Une spéciale unique en Belgique, que tout le monde attend toujours avec beaucoup d’impatience, spectateurs comme participants. La Citadelle, c’est un classique pour tous les amateurs de rallye en Belgique. Il y a bien des citadelles ailleurs qu’à Namur (Dinant, Huy, …), mais pour les fanas, LA Citadelle, c’est celle-ci. La Citadelle de Namur est en fait la seule sur laquelle il est possible de tracer une spéciale digne de ce nom, mais quelle spéciale !

 

           Si la Citadelle est toujours associée au Rallye de Wallonie de nos jours, son lien avec le sport automobile remonte beaucoup plus loin que l’épreuve elle-même ! Déjà dans la première moitié du siècle dernier, des courses automobiles ont eu lieu sur la Citadelle. Puis il y eut aussi les courses de côte. Tout d’abord celle de la Merveilleuse, sur la montée en pavés située côté Meuse, derrière le casino. Mais également celle des Panoramas, située sur la montée asphaltée qui se trouve côté Sambre. Malheureusement, les courses de côte sur la Citadelle ont cessé dans les années 90 (à la même époque que le téléphérique…).

 

           L’histoire d’amour que la Citadelle entretient avec le rallye débute dans les années 50. A cette époque, la plupart des grands rallyes belges sont encore des marathons. Beaucoup d’épreuves sont basées à Bruxelles ou dans d’autres grands villes et parcourent des centaines de kilomètres à travers la pays. Dans le même esprit, mais sur plusieurs jours, a lieu le Tour de Belgique automobile. L’épreuve est née en 1949 et s’est rapidement développée. Les organisateurs ont pris la bonne habitude de sélectionner les plus belles routes du pays pour le parcours de leur épreuve. Et c’est à ce titre que la Citadelle de Namur devient rapidement un lieu de passage occasionnel du Tour de Belgique. Et d’autres épreuves l’empruntèrent aussi dans ces années. Ce fut le cas, par exemple, du Rallye d’Automne 1958, une manche du championnat de Belgique de l’époque, qui proposait notamment une montée de la Merveilleuse à son programme.

           Le dernier passage du Tour de Belgique sur la Citadelle remonte à 1972. Et c’est toujours une ascension de la Merveilleuse qui est au menu. Le meilleur temps y est signé par Gilbert Stapelaere. Un pilote qui n’aura jamais participé au Rallye de Wallonie mais qui aura quand même accroché la Citadelle à son riche palmarès.

 

           Il faut ensuite attendre quelques années avant de voir un rallye de premier plan arpenter l’édifice. A la fin des années 70, une épreuve 100% namuroise voit le jour, la Ronde du Nouveau Namur. Ce rallye devient rapidement incontournable en provincial, et rejoint en 1981 le championnat de Belgique national (la D2). La Citadelle est au programme cette année-là, et deux étapes spéciales y sont même tracées. Une étape show sur terre a lieu sur l’Esplanade de la Citadelle le premier jour. Une seconde spéciale, se résumant à l’ascension de la Merveilleuse, est proposée le deuxième jour.

           En 1984, la Ronde du Nouveau Namur fusionne avec les 500 kilomètres d’Andenne pour donner naissance à une grande épreuve namuroise, le Rallye de Wallonie. L’épreuve est directement intégrée au calendrier du championnat de Belgique international (la D1), et la Citadelle est bien sûr de la partie. La spéciale qui y est tracée adopte dans les années qui suivent un parcours allongé. Un format clairement amélioré qui sera conservé jusqu’à la fin des années 90. Le départ se fait au pied de la Route Merveilleuse, à deux pas du casino. S’en suit une ascension de la côte et puis un passage sur la terre de l’Esplanade. De là, le tracé part vers le Parc Reine Fabiola où s’entame la descente de la Route des Canons, une descente sur pavés qui se clôture côté Sambre par deux épingles très serrées et spectaculaires. Après celles-ci, la spéciale revient sur l’asphalte au lieu-dit du Chalet du Monument et s’entame la dernière ascension, finale, de la Route des Panoramas. Souvent empruntée en guise d’ouverture le vendredi soir, voilà typiquement une spéciale sur laquelle il y a peu à gagner mais beaucoup à perdre !

 

           Nombreux sont les pilotes à avoir abandonné leurs illusions au détour d’une bordure ou d’un muret. L’exemple le plus célèbre est celui de Michel Maes en 1997. Grand favori de l’épreuve au volant d’une Subaru Impreza 555, il sort de la route dès la première spéciale du rallye. Sa monture n’a pas résisté à la séance d’escalade improvisée sur les bordures du Chalet du Monument. En 1999, au même endroit, c’est Gaby Goudezeune qui crève un pneu de son Impreza WRC contre une bordure et perd toute chance de décrocher une victoire dont il aurait sûrement hérité le lendemain suite à la sortie de route de Kris Princen à Loyers.

 

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Le plan de la spéciale issu du programme de l'édition 1996.

 

           A la fin  des années 90, la Merveilleuse et l’Esplanade sont abandonnées en raison de travaux, et seul le reste de la spéciale est maintenu au programme. Puis en 2000, l’épreuve n’a plus lieu le vendredi et le samedi, mais le samedi et le dimanche. Cela veut dire que la Citadelle n’ouvre plus le Rallye de Wallonie mais est seulement parcourue le deuxième jour.

           Heureusement, en 2005, la Citadelle retrouve la place qu’elle mérite. Les organisateurs du Rallye de Wallonie (l'Automobile Club Namur) décident d’organiser le vendredi soir une spéciale show sur l’Esplanade, ponctuée par la descente de la Merveilleuse. Le succès est immédiat, et cet apéritif du vendredi est depuis devenu un classique que tout le monde attend chaque année avec impatience. Le spectacle est toujours au rendez-vous et il est n'est pas rare que certains y perdent d'entrée tous leurs espoirs. Ce fut notamment le cas de Bob Colsoul en 2005 qui sortait de la route dans la Merveilleuse ! La descente de la Route des Canons a été abandonnée, et malheureusement l'état des pavés s'y est fortement dégradée depuis. Mais la spéciale actuelle a sans doute rendu la Citadelle plus populaire que jamais auprès des spectateurs belges, et parfois étrangers. Un succès que l'on pourra encore vérifier ce vendredi 1er mai, pour les 10 ans de cette spéciale show. Le Rallye de Wallonie y débutera par deux passages successifs sur la Citadelle, à 18h et à 20h45 ! Et si vous voulez plus de détails, rendez-vous sur le site officiel du rallye.

 

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 Le régional Quentin Marée durant l'édition 2009.

 

 

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Christophe Jacob lors du show organisé pour les 30 ans du Rallye de Wallonie en 2013.


28/04/2015
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Lieux mythiques #1 : Saint-Fontaine

Sur les parcours de rallyes belges, les passages de gué sont une denrée aussi rare qu’appréciée. Les cas célèbres de gué naturels, on exclut donc ici les cas de routes simplement inondées, parcourus en étapes spéciales sont rapidement énumérés. Le plus célèbre  est le Gué des Artistes, à Barisart, qui fut emprunté pendant plus de 20 ans lors des Boucles de Spa. Il y eut aussi le gué de Serville, sur la spéciale de Onhaye du Circuit des Ardennes, qui fut abandonné dans les années 80. Le pic fut probablement atteint au début des années 90. En plus du Gué des Artistes, il y avait aussi un passage de gué à Houyet pendant le Circuit des Ardennes, ainsi que plusieurs gués au Rallye des Hautes-Fagnes, sur les spéciales de Nivezé et Solwaster. Et à cette époque, même le Rallye du Condroz proposait un gué sur son parcours. Ce gué était situé dans le petit hameau de Saint-Fontaine, sur la commune de Clavier. La route y traverse le ruisseau de Saint-Lambert. L’endroit est particulièrement beau, la route y étant bordée de charmantes petites maisons en pierres, sans oublier bien sur la proximité d’un splendide château, d’une chapelle, et d’un large parc avec plusieurs étangs. Sportivement aussi l’attrait est réel, le gué étant situé en entrée, ou en sortie, d’une longue courbe rapide. En résumé, ce gué à de quoi plaire sur tous les plans.

 

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                La relation entre le rallye et ce gué de Saint-Fontaine date en fait de 1992. C’est en février de cette année que les organisateurs des Boucles de l’Ourthe, basées depuis 1988 à Clavier, décident d’ajouter à leur parcours la spéciale d’Havelange. Cette spéciale débute par le décomposé de Pailhe (également rendu populaire par le Rallye du Condroz), pour rejoindre Saint-Fontaine par une belle portion de terre avant de traverser Ossogne et de se terminer à l’entrée d’Havelange. Le parcours est très beau et éveille rapidement l’intérêt des organisateurs du Rallye du Condroz qui reprennent à leur tour cette spéciale, en sens inverse et adaptée, à partir de 1994. Malheureusement, cela fera long feu. Les Boucles de l’Ourthe abandonnent d’abord la spéciale et son passage de gué avant de disparaitre définitivement. La dernière fois qu’une étape spéciale a emprunté ce gué, ce fut lors du Rallye du Condroz 1995.

Depuis lors, il y a bien eu de nombreux passages de rallyes d’orientation ou de rallyes historiques de régularité, dont le Tour de Belgique. Mais pour les spectateurs, tout l’intérêt d’un gué réside dans la vitesse à laquelle il est négocié. Peut-être nous est-il toujours possible d’espérer y revoir un jour un rallye de vitesse. Et peut-être s’agira-t-il des Boucles Claviéroises, épreuve née en 2013 et reprenant une partie du parcours des défuntes Boucles de l’Ourthe… Il sera en tout cas possible de découvrir la région ce dimanche 15 février pour ceux qui le veulent, à l’occasion de ces Boucles Claviéroises.

 

 


10/02/2015
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