Rallye Belgique

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La belle histoire de Skoda sur les rallyes belges

           Skoda est un des constructeurs qui gagnent le plus en rallye depuis quelques années. C'est non seulement vrai au niveau international, avec des titres et des victoires depuis plusieurs saisons pour la Fabia S2000 et désormais pour la Fabia R5, mais ça l'est encore plus sur la scène belge. Freddy Loix sera plus que probablement sacré champion de Belgique ce samedi à Saint-Vith, à l'occasion de l'East Belgian Rally. Et pour la seconde fois consécutive, il le sera après avoir disputé toute la saison en Skoda. La marque tchèque a désormais acquis le même statut que certains grands constructeurs historiques, qu'ils soient français, allemands, ou japonais notamment. Une situation que peu de gens auraient imaginée il y a de cela vingt ans ou plus. Car l'ascencion de Skoda sur le marché des voitures de série est récente, comme l'est la majeure partie de son palmarès sur nos rallyes belges. Mais cela ne veut pas nécessairement dire que Skoda n'a pas d'histoire, bien au contraire. Alors profitons de l'occasion pour revenir en arrière et passer en revue l'épopée des Tchèques dans nos compétitions routières.

 

           Et pour débuter cette longue histoire, nous faisons un bon dans le passé de plus de 50 ans, nous ramenant en 1964 ! A cette période, les voitures de rallye ne sont encore que des voitures de série légèrement améliorées, et les épreuves se déroulent essentiellement sur des routes ouvertes à la circulation. Parmi les ténors de l'époque, nous retrouvons deux frères originaires de la région liégeoise. Ils se nomment André et Hubert Mombaerts. Le premier des deux est notamment connu pour avoir remporté les Boucles de Spa et les 12 heures de Huy sur une Lotus Elan. Ces deux frères ont un garage dans lequel ils vendent notamment des Skoda. Il fallait donc bien qu'un jour l'un d'eux s'engage sur une épreuve au volant d'une de leurs voitures de la marque. C'est ce qui arrive à l'occasion des 12 heures d'Ixelles 1964, lors desquelles Hubert s'aligne au volant d'une Octavia de série sous le pseudonyme "Hubaerts". Il ne fait pas figure de favori avec cette voiture. Mais les conditions météorologiques - nous sommes en décembre - viennent jouer les trouble-fêtes. La neige et les congères rendent le parcours très difficile à négocier pour beaucoup de participants. Ce n'est pas le cas pour la Skoda Octavia, plus massive, et contre toute attente Hubert Mombaerts s'impose. Voici en 1964 la première victoire d'une Skoda en championnat de Belgique !

 

           Est-ce l'habitude de l'hiver tchèque qui rend les Skoda si performantes dans les conditions neigeuses ? Probablement pas, mais toujours est-il que c'est à nouveau sur un épais tapis blanc que nous retrouvons les voitures de la marque aux avant-postes dans notre pays, deux décennies plus tard. L'équipe d'usine Skoda décide de participer aux Boucles de Spa en 1985, y alignant 2 petites 130LR Groupe B pour Ladislav Krecek et Svatopluk Kvaizar, deux pilotes du cru. Dans des conditions difficiles et après plus de 400 kilomètres de spéciales, le premier nommé termine à une surprenante quatrième place. Un résultat qui encourage les Tchèques à remettre le couvert l'année suivante. En 1986, dans des conditions encore plus dures que ce qu'elles n'étaient un an plus tôt, Krecek termine deuxième, à 33 secondes à peine du vainqueur Jean-Claude Probst. Kvaizar termine quant à lui quatrième, complétant cette prouesse historique.

 

           Mais à une époque où les voitures de rallye n'étaient que des voitures de série modifiées, Skoda n'était pas en mesure de jouer les premiers rôles de façon récurrente, ne produisant essentiellement que des modèles de petite cylindrée ou peu sportifs. Il faut attendre les années 90 pour que cela change. C'est à cette époque qu'apparait une nouvelle réglementation autorisant la présence en rallye de voitures de course construites de toutes pièces, les Kit Car et les World Rally Car. Skoda se lance alors à l'assaut du championnat du monde de la discipline. Tout d'abord avec la petite Felicia Kit-Car, qui décroche quelques succès dans sa catégorie, puis ensuite avec l'Octavia Kit-Car et, à partir de 1999, avec l'Octavia WRC.

           Cette présence au plus haut niveau ne reçoit cependant pas tout de suite d'écho sur les épreuves belges. Mais cela va changer à partir de la saison 2001. Cette année-là, Bruno Thiry est appelé par le constructeur tchèque pour seconder Armin Schwarz en championnat du monde. Cette saison, une des dernières de Bruno à ce niveau, ne sera pas couronnée de beaucoup de succès. Mais elle se termine par une sympathique participation au Rallye du Condroz. Il s'agit de la première apparition en course d'une Octavia WRC en Belgique. La suite, vous la connaissez sans doute déjà. Cette édition de la manche hutoise sera l'une des plus mythiques. Thiry livre un duel sans merci face à Larry Cols pour la victoire finale. Une lutte à la seconde, littéralement, qui ne trouve son épilogue que dans la toute dernière spéciale, à Marchin. Cols cède, Thiry s'impose, et Skoda renoue avec le succès sur le sol belge.

 

           La machine semble petit à petit lancée. L'Octavia WRC est de plus en plus prisée par les pilotes des championnats nationaux. En Belgique, David Sterckx dispute plusieurs courses à son volant en 2002 et 2003, mais la fiabilité fait à chaque fois défaut. Puis en 2006, c'est au tour de Xavier Bouche de tenter l'expérience. Son programme débute à l'Ardenne Bleue Rallye. Il y est le plus rapide en début de course. Mais dans des conditions difficiles, il part à la faute et ne termine finalement qu'à une anonyme 36e place. Zaza remet le couvert au Rallye de Wallonie, avec cette fois une deuxième place finale à la clé. Enfin, au Rallye de la Famenne, au niveau provincial, il sort de nouveau de la route et abandonne.

           A ce même Rallye de la Famenne, une autre Skoda est présente. Celle de Jean-Pierre Vandewauwer, qui aligne une Fabia WRC, le modèle qui a remplacé l'Octavia depuis 2003 en championnat du monde. Au volant de cette Fabia préparée chez First Motorsport à Andenne, "Vande" s'impose haut la main. Mais un autre pilote belge se mit aussi en évidence sur la Fabia WRC de First cette année-là. Il s'agit ni plus ni moins de François Duval, qui cherche à se relancer après son éviction de chez Citroën. "Dudu" dispute plusieurs manches mondiales en 2006, avec quelques chronos épatants à la clé, mais sans pouvoir jouer avec les voitures officielles plus performantes. Il est aussi présent en fin de saison au Rallye du Condroz. Face à Bruno Thiry et Pieter Tsjoen, François signe une prestation parfaite et s'impose haut la main. C'est la deuxième victoire d'une Skoda à Huy !

           Depuis lors, la présence des Octavia et Fabia WRC en Belgique s'est multipliée avec de nombreux podiums à la clé, ainsi que plusieurs victoires au niveau provincial. Parmi les pilotes qui se sont mis en évidence au volant d'une WRC tchèque, citons notamment Eric Cunin, Benoit Allart, Olivier Cartelle, Jean-Pierre Vandewauwer, Bart Maes ou David Bonjean.

 

           Mais l'étape suivante débute réellement en 2009, lorsque Skoda lance la Fabia S2000 en IRC. Il ne fait aucun doute que cette voiture est très bien née. Elle est d'emblée au niveau de ses adversaires, et souvent plus rapide. A Ypres, Jan Kopecky et Juho Hänninen se montrent à leur affaire, mais ils sont encore trop courts pour rivaliser avec l'expérience de Loix et de Meeke.

           Le premier Belge à gouter à la Fabia S2000 est Bernd Casier. A son volant, il s'impose d'abord au JMC Rallye à Jalhay, avant de terminer deuxième du Rallye du Condroz. Ces performances séduisent un nouveau sponsor, la société BFO. BFO se lance en 2010 dans le rallye et mise pour ce faire sur la Fabia et sur Freddy Loix, le spécialiste belge de la S2000. Une histoire d'amour entre le pilote et la marque tchèque qui débute en 2010 et qui ne s'est pas encore terminée...

 

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           Au volant de la Skoda Fabia S2000, Freddy a presque tout gagné en moins de 6 saisons. En 2010, il remporte Ypres, Madère et le Barum en IRC, ainsi que le Condroz en Belgique. En 2011, il gagne à Ypres, ainsi qu'au Bohemia Rally en République Tchèque. Il termine aussi à la deuxième place du mythique Monte-Carlo. Après deux saisons d'infidélité, bien qu'il ait encore remporté Ypres en Fabia en 2013, Freddy revient dans le giron Skoda en 2014. Il remporte à nouveau Ypres, et également l'Haspengouw, devenant par la même occasion champion de Belgique.

           Et que dire de la saison 2015 ? Loix et Skoda ont déjà gagné 5 fois ensemble cette année. Le Spa Rally, le TAC, le Sezoens, Ypres et l'Omloop van Vlaanderen sont venus rejoindre leur interminable tableau de chasse. Depuis quelques mois, la Fabia R5 a remplacé la S2000, prouvant ainsi que Skoda sera en mesure de jouer la victoire pendant encore plusieurs saisons. Un nouveau titre se profile déjà ce samedi, et peut-être une nouvelle victoire également...

 

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           Il est loin le temps des petites cylindrées robustes qui savaient profiter des conditions hivernales. Skoda propose aujourd'hui de véritables voitures de course, parmi les meilleures de leur catégorie. Qui l'aurait cru il y a de cela 20 ou 30 ans ? Rien ne semble plus pouvoir arrêter Skoda dans sa quête de victoires sur le sol belge. Il est probable que d'ici quelques saisons, l'histoire de la marque sur nos rallyes sera devenue trop longue que pour être racontée. C'est tout le mal qu'on lui souhaite...

 

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23/09/2015
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30 ans déjà...

Samedi 9 Mars 1985. La deuxième journée du Circuit des Ardennes, la doyenne des épreuves belges, s’apprête à débuter. L’atmosphère est au sourire pour l’équipe RAS et ses 2 Porsche 911 SC RS aux couleurs du cigarettier Belga. Robert Droogmans est en tête, talonné par son équipier Jean-Louis Dumont. Patrick Snijers et sa Lancia 037 ne sont que troisièmes. Snijers a pourtant signé la majorité des meilleurs temps le vendredi soir, mais il a crevé dans la dernière spéciale de la soirée, celle de Gendron avec sa délicate descente en épingles sur les pavés, perdant plus d’une minute et la tête de la course. Tout ce beau monde s’élance donc de Dinant ce samedi matin à l’assaut des 30 spéciales qui figurent au programme de la journée. Très vite, Snijers montre qu'il est le plus rapide. Il avale rapidement Dumont et fond lentement sur Droogmans. Mais les deux Porschistes résistent becs et ongles, signant aussi quelques scratchs. Le trio n'est regroupé qu'en 25 secondes après la spéciale show d'Achêne, la 22e du rallye. Jean-Louis Dumont vient d'y signer le meilleur temps. Personne ne sait encore qu'il s'agit en fait du dernier meilleur temps de sa carrière. Dans la spéciale suivante, à Natoye, les trois équipages de tête s'élancent le couteau entre les dents. Mais dans un droite rapide, la Porsche de Jean-Louis sort de la route, heurte un pilône et effectue plusieurs tonneaux. Si son copilote Georges Biar en réchappe, Jean-Louis décède à l'âge de 36 ans. Naturellement, son équipier Robert Droogmans se retire ensuite de la course, laissant à Patrick Snijers une victoire sans réelle saveur.

 

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               Ce lundi, cela fera donc 30 ans que le rallye belge a perdu l'un de ses pilotes les plus sympathiques. Jean-Louis était un véritable passionné qui pendant longtemps s'est aligné sur des petites épreuves provinciales avec le même plaisir que sur des grands rallyes internationaux. Il s'était fait remarquer dès le milieu des années 1970, en réalisant des prouesses au volant d'une "petite" Opel Kadett Groupe 1. En 1978, il remportait contre toute attente les Boucles de Spa au volant de cette voiture. En 1979, il devenait pilote officiel Vauxhall, remportant un Circuit des Ardennes d'anthologie et participant au Rallye de San Remo sur une Chevette 2300 HSR. En 1980, il goutait une première fois au plaisir d'une Porsche aux couleurs Belga, ponctuant même sa saison par une victoire au Rallye du Condroz. Au début des années 1980, il décrochait aussi deux titres de champions en "National". Tout d'abord en 1982 au volant de sa Renault 5 Turbo, puis ensuite en 1983 sur une Nissan Silvia. C'est aussi avec Nissan qu'il décrochait plusieurs podiums en "Inter" durant ces mêmes années. Un palmarès exceptionnel, qui se serait sans doute encore étoffé sans ce tragique accident du 9 mars 1985.

 

                Un an après son décès, à l’occasion du Circuit des Ardennes 1986, une stèle fut inaugurée à son honneur à Natoye, à quelques mètres du lieu de l’accident. Cette stèle est toujours présente aujourd’hui. En septembre 1990, la commune de Waremme inaugura même une rue portant son nom.

 

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               Mais surtout, 30 ans après sa disparition, la mémoire de Jean-Louis reste toujours vivace grâce au rallye qui porte son nom et qu’il avait lui-même initié de son vivant en 1984, le Criterium Jean-Louis Dumont. L'épreuve aurait pu disparaitre en 1985, mais fut heureusement sauvée par son club de supporters. En 1991, Freddy Moureau et son jeune copilote, un certain Jean-Marc Fortin, y reçurent même le trophée Jean-Louis Dumont, une récompense unique destinée aux premiers participants qui auraient remporté l'épreuve à trois reprises. Aujourd'hui, l'organisation du Criterium Jean-Louis Dumont est aux mains de l’Ecurie Hesbaye. Le rallye a lieu chaque année en septembre et constitue l'un des rendez-vous incontournables du championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et on y retrouve souvent au départ un certain Jean-Michel Dumont, le fils de Jean-Louis. Jean-Michel est très actif sur les rallyes provinciaux et parfois nationaux depuis de nombreuses années déjà. Ce dimanche 8 mars, Jean-Michel sera d'ailleurs au départ du Rallye de Hannut. Il y aura certainement à cœur de montrer qu'un Dumont peut toujours se retrouver dans les hauteurs du classement, 30 ans plus tard.

 


05/03/2015
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Markku Alén a une revanche à prendre sur la Belgique !

               Markku Alén constituera sans aucun doute l’une des principales attractions lors des Legend Boucles qui auront lieu ce samedi 21 février à Bastogne. Il y prendra part au volant d’une Fiat 131 Abarth et sera copiloté par le Denis Giraudet, ancien copilote de Didier Auriol notamment. Cette participation à un rallye belge est loin d’être une première pour le grand Markku. Vous vous souvenez sans doute de ses participations aux Legend Boucles, de Spa, en 2008 et 2009. Mais vous vous souvenez probablement moins de ses précédentes apparitions en course sur le sol belge.

 

               Sa première fois sur les spéciales belges date déjà de 1976. Et c’était déjà au volant d’une Fiat 131 Abarth. A l’époque, Fiat avait engagé 2 voitures officielles au Tulpenrallye, pour le Finlandais et pour l’Italien Maurizio Verini. Le Tulpenrallye, c’était la manche néerlandaise du championnat d’Europe à l’époque. Un rallye – marathon qui se déroulait sur plusieurs jours et plus de 3.000 kilomètres au total. L’épreuve débutait à Rotterdam. Le tracé se dirigeait ensuite vers le Sud, pour traverser la Belgique, avec notamment un passage par Spa et sa célèbre Clémentine, et rejoindre le Luxembourg. Après une pause à Colmar-Berg, les équipages reprenaient ensuite la direction de Rotterdam. Pour Fiat, cette épreuve est surtout l’occasion de poursuivre le développement de la 131 Abarth, sa prochaine arme pour le championnat du monde. La voiture n’est d’ailleurs pas encore tout à fait au point pour ce Tulpenrallye. Très vite, les deux 131 présentes doivent baisser pavillon face à l’Opel Kadett GT/E du Suédois Lars Carlsson, un habitué des épreuves belges et néerlandaises, et la Ford Escort de Gilbert Stapelaere. Finalement, Stapelaere perd le contact suite à une sortie de route et ne termine que troisième. Carlsson l'emporte donc finalement, devant Verini. Markku Alén termine au quatrième rang.

 

               Mais pas loin de 20 ans, et 19 victoires en championnat du monde, plus tard, Markku Alén revient sur les routes belges. Au milieu des années 90, Toyota a pris la bonne habitude d’aligner sur les 3 grandes épreuves belges (Spa, Ypres et Condroz), une voiture supplémentaire aux mains d’un pilote d’envergure internationale. Tout cela avec l’appui financier des cigarettiers. En 1994, cela leur a permis de remporter les Boucles de Spa avec François Chatriot et le Rallye du Condroz avec Andrea Aghini, avec le soutien de Belga. En 1995, Markku Alén est invité à prendre part aux Boucles de Spa, cette fois sous les couleurs de Marlboro. Celui qui est alors presqu’à considérer comme jeune retraité prend d’abord le commandement de la course le vendredi soir. Mais en fin de soirée, il part malheureusement en tonneaux à Ster. 3 minutes sont perdues dans la mésaventure, suffisantes pour laisser un boulevard à Patrick Snijers qui s’impose facilement au volant de son Escort Cosworth. Markku ne termine que deuxième.

               Ensuite à Ypres, c’est Kankkunen qui est appelé. Un flop puisqu’il sort de la route dès le premier chrono ! Verreydt sauve l’honneur de Toyota en s’imposant. Et pour le Condroz, Markku Alén est de retour. Il troque la Celica ST185 pour une ST205. Mais de nouveau, c’est Verreydt qui s’impose sur l’autre voiture du team au terme d’un duel serré avec Snijers. Alén ne termine finalement que quatrième, perdant de très peu son duel pour le podium face à Grégoire De Mévius.

 

               La suite de l’histoire, vous la connaissez peut-être déjà. C’est dans le cadre des Legend Boucles (de Spa) que l’on revoit Alén chez nous ensuite. En 2008 tout d’abord, il partage l’habitacle d’une Porsche avec le journaliste Paul Fraikin. Malheureusement, il s’agit d’une monture plutôt conçue pour les courses sur circuit. L’abandon interviendra rapidement, sans que l’équipage ait pu se mettre en évidence. Mais ce n’est que partie remise, puisqu’en 2009 Markku Alén revient à Spa, avec une Porsche plus performante et Stéphane Prévot à sa droite. Les temps sont au rendez-vous et l’équipage se bagarre en tête avec l’autre Porsche de Snijers. Mais la nuit tombée, Snijers sort un chrono d’anthologie sur le verglas de la spéciale de Ster. Une spéciale qui ne réussit visiblement pas au Finlandais car au même moment, celui-ci voyait la mécanique de sa 911 faiblir et décidait ensuite d’en rester là.

 

               Markku Alén a donc une revanche à prendre sur les rallyes belges. Il tentera de saisir la chance qui lui est offerte ce week-end. La Fiat 131 Abarth n’est peut-être pas la monture idéale face aux nombreuses Escort et autres Porsche, surtout aux mains des Duval, McRae, Duez ou Snijers. Mais qui sait ce dont est capable le Finlandais volant… Et il sera en plus accompagné d'un copilote qui a déjà gagné les Boucles. Giraudet s'était en effet imposé en 1994 avec François Chatriot. Verdict samedi en fin de soirée sur la Place McAuliffe à Bastogne !

 


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19/02/2015
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